Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 01:28

« Une vie ne se refuse pas de vivre, qu’y a-t-il en Dieu, qui ne soit jamais arrivé… »

(Refrain d’espoir d’un chant mahi, peuple du centre du Bénin)

 

S’agissant de la traite négrière, il n’y a pas d’arbitre.

L’Histoire, qui devrait servir à l’arbitrage est éclatée, parcellaire, absente.

Non pas que le sujet soit tabou, il est juste cristallisé.

Il n’est pas nié, il incommode.

Par quelque bout qu’on le prenne, une fois passées les premières salutations, d’emblée il y a forfait, ou alors toutes les parties prenantes se sentent obligées de se justifier ou tentent de le faire.

Parfois, le ton monte.

Et puis, tout ça, c’est du passé, de l’histoire ancienne !

La formule est censée clore le débat.

De l’histoire ancienne, faisant fi de Lucy, nous entendons généralement, pêle-mêle, l’Égypte des pharaons, la Grèce antique, l’Empire romain, Attila et les Huns, Alexandre le Grand, Hannibal et ses éléphants, le Christianisme et Jésus, l’Islam et Mahomet, les mille ans du Moyen Âge, le roi germain Charlemagne, Guillaume le Conquérant, Gengis Khan, Marco Polo, la guerre de Cent Ans, les invasions vikings, les Celtes, les croisades, l’Inquisition, les Cathares, Jeanne d’Arc, les rois maudits, le commerce de la Hanse, les batailles d’Azincourt et de Marignan, Gutenberg, autant de chapitres qui remplissent les livres scolaires ou font la une de documentaires didactiques.

Hormis les massives églises romanes et les pyramides égyptiennes, il ne subsiste de cette histoire que mémoire et ruines.

De l’Afrique médiévale, des récits relatent l’empire du Ghana, l’Empire mandingue avec Soundjata Keita, l’Empire songhaï, les États du Kanem, les royaumes de Bénin, du Congo et de Monomotapa entre autres.

Vasco de Gama découvre les côtes de l’Afrique en 1497.

Dès lors, chacun de constater que la traite des noirs, c’est la Renaissance, c’est un art incomparable qui illumine l’Italie, la France de François 1er avec les châteaux de la Loire. C’est Versailles sous le soleil de Louis XIV et l’ombre du Code noir, c’est le Petit Trianon.

La traite des noirs, c’est l’avènement du gothique.

Ce sont des hommes de sciences, des lettres et des arts à immense talent comme Descartes, Galilée, Newton, Darwin, Karl Marx, Jean de la Fontaine, Dumas père et fils, Voltaire, Victor Hugo, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Rembrandt, Rubens, Vivaldi, Mozart, Beethoven … et même Nostradamus.

 

La traite des noirs, ce sont les évènements-clefs de l’histoire moderne : les guerres de religion, Oliver Cromwell et la révolution anglaise, Danton et Robespierre dans la révolution française, Garibaldi et la réunification de l’Italie, la naissance des États-Unis, la guerre de sécession, l’empire ottoman, Napoléon Bonaparte et son Code civil…

 

La traite des noirs, c’est la cuisine aux plats enfin riches, savoureux et colorés pour tous, avec des desserts sucrés et du chocolat.

 

La traite des noirs, parce que tous ces hommes, toutes ces réalisations, tous ces évènements, toutes ces découvertes en ont été témoins qui constituent l’atlas du monde d’aujourd’hui.

 

La traite des noirs, c’est une histoire éclatée en plusieurs langues et versions ; la France, l’Angleterre, les Pays-Bas, le Portugal, l’Espagne, chaque pays possède la sienne et la couve jalousement parce qu’à l’évidence, un groupe humain s’est fait longuement « pigeonner » ; ce fut un marché de dupes. D’ici à ce que les pigeons s’échappent et réclament justice, aucun de ces pays ne veut apparaître le plus méchant, voire le plus redevable.

Cette impression désagréable d’accord tacite entre eux rend hypothétique une vision globale de la traite des noirs.

Or, les archives, donc la mémoire, ce sont ces pays, et l’Afrique noire, à tradition orale, se retrouve dindon de la farce. Donnant, donnant ! Si elle veut son Histoire, l’Afrique devra des garanties, sinon, le temps se chargera d’en effacer les pages.

 

L’implication du monde arabe et de l’Empire ottoman dans la traite des noirs, quoique plus ancienne, est moins référencée. Tenir cahier de caravanes charriant des esclaves à travers le Sahara et le désert arabique est une mission impossible. En prenant le contrôle de la traite négrière sur toute la façade Est du continent, de l’île de Lamou à Zanzibar, par sultanats interposés, le monde arabe et l’Empire ottoman n’échappent plus à l’immense cri de douleur qu’ils auront peine à étouffer car, que les hommes qui ont inventé le zéro et prouvé par là leur passion des chiffres n’aient rien calligraphié et archivé en ces temps et lieux, est suspect.

 

La maison vaticane, par la voix du pape Jean-Paul II, a demandé pardon pour ce qui la concerne dans la traite des noirs. Ce faisant, elle s’est auto-absoute. L’effort spirituel n’est pas négligeable, mais le mal ainsi admis n’est pas que moral, il est surtout physique.

L’esprit dans la foi se nourrit de symboles.

L’Histoire se nourrit de noms, de dates, de chiffres et de lieux ; c’est ainsi qu’elle édifie.

De la traite négrière, que la maison vaticane n’ait pas empiété sur l’Histoire relève du miracle.

 

Tout cela est arrivé parce qu’en 1500, toutes les pièces du puzzle étaient réunies.

 

L’Europe disposait des moyens financiers et techniques :

l’art de la navigation en haute mer n’avait plus de mystère ;

Marco Polo avait ramené de Chine la pièce maîtresse : la boussole ;

Vasco de Gama avait ouvert la route des Indes via le cap de Magellan.

 

Financer des opérations complexes intégrant la fabrication de navires, la constitution de vivres et de personnel, la mise à l’eau pour plusieurs semaines avait déjà été éprouvé avec le commerce de la Hanse qui a consacré Venise et Rotterdam à la fois comme grands ports, chantiers navals et villes d’affaires prospères.

Affréter directement des navires de gros tonnages était courant.

Même la piraterie était déjà à la mode.

 

Ne manquait plus que l’opportunité.

En 1500, l’Europe émerge du Moyen Âge totalement transformée. Elle tire grand profit du choc avec le monde arabe, dont elle absorbe la magie et le sens du négoce.

Entre les royaumes, la guerre est toujours à l’ordre du jour.

L’enrichissement à tout prix se révèle le nouvel étendard. Puissance et domination reviennent au plus fortuné, pas deux, un si possible.

Et comme dans lesdits royaumes, il paraît de plus en plus ardu d’empiéter sur son voisin, on s’y sent de plus en plus à l’étroit.

Les regards se tournent sans état d’âme vers de nouveaux horizons. Dans sa quête, l’Europe découvre l’Amérique, ses richesses, et instaure d’emblée le nouvel ordre : asservir, piller, plier à son dieu.

Les Amérindiens sont laminés au fil de l’épée ou au canon, par les produits importés comme la variole et la syphilis, inconnues jusque-là sur ces terres et réduits en esclavage.

La victoire de Cortès est sans appel.

 

En l’an 1500, l’église chrétienne n’est pas en reste.

Elle s’est enrichie des terres et biens des seigneurs partis sans retour aux croisades où elle-même les a conviés, a inventé les indulgences sonnantes et trébuchantes, instruit l’Inquisition, défait les Cathares, brûlé pour l’exemple des sorciers et des sorcières, contrôlé les actes et les consciences.

Sans l’ombre de Martin Luther et de ces fichus protestants, l’église chrétienne verrait du ciel un bleu parfait, sans nuages.

Une entreprise de la taille du commerce de la négraille ne se pouvait sans son aval.

Va falloir décider ou fermer les yeux comme au temps de Philippe le Bel étouffant l’Ordre des Templiers parce que, tout de même, il faut se rendre à l’évidence : alors que la providence se terre derrière le sucre, la tomate, le maïs, le teck et l’or annoncé – l’or ! –, sur le terrain, les Amérindiens à pied d’œuvre tombent comme des mouches. La controverse de Valladolid, souhaitée par le pape, va sauver ce qui reste des Mayas, des Incas et autres, en s’assurant au passage que ces choses-là ont bien une âme, mais un nègre…

 

© Julien Sinzogan et Dominique Eyoum

 

Par Julien Sinzogan - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 02:55

Non !

Elle a dit non !

Pendant que les autres esclaves étaient installés dans la pirogue menant au négrier, elle profita d’un moment d’inattention et tenta une fuite éperdue le long de la plage. Rattrapée, elle eut droit aux fers.

Faux !

Vous avez tout faux !

Lorsqu’elle monta dans la pirogue menant au négrier, elle s’installa calmement, sagement.

À mi-chemin, tout-à-coup, elle sauta dans l’océan, préférant la mort par noyade.

Elle fut repêchée à grands risques et mise aux fers, une fois à bord.

Faux !

Vous avez tout faux !

Au passage de la pirogue à bord du négrier, elle resta résolument accrochée à la marche. Il fallut quatre hommes et des prouesses acrobatiques pour la décrocher et la hisser sur le pont du navire. Pour la pénitence, elle fut mise aux fers.

Faux !

Vous avez tout faux !

Une fois à bord du négrier, tous les esclaves furent installés dans les cales, sauf elle.

Un membre de l’équipage la prit par le bras et la conduisit dans une cabine. Elle attendit.

Arriva le capitaine. Il marmonna des mots qu’elle ne comprit pas. Alors, il la poussa très lentement dans un coin de la cabine, vers une banquette-lit. Il lui ôta son pagne. Là, elle comprit. « Non » qu’elle dit. Mais lui non plus ne comprenait pas. Alors, joignant le geste à la parole, elle répéta : « Non, non, non… » en agitant la tête de droite à gauche et de gauche à droite.

Le capitaine ne réagit que pour se dévêtir en marmonnant des mots toujours incompréhensibles.

Il s’approcha, l’enserra, la souleva, la jeta sur le lit et bondit sur elle.

Ce fut à ce moment que, de ses ongles qu’elle avait fermes comme des lames d’acier, elle lui lacéra le visage, de la naissance du cuir chevelu au menton.

Le capitaine se redressa aussitôt, poussa un long cri rauque.

Le flot de sang qui, concentré entre les jambes témoignait de sa virilité rejoignit vite fait le reste, et le tout remontait à la tête et s’échappait par quatre balafres bien nettes.

Le capitaine beuglait.

Une partie de l’équipage accourut.

Saisie par quatre bras, elle fut d’office mise aux fers.

En attendant…

Et pourtant, elle avait bien dit non.

© Julien Sinzogan et Dominique Eyoum

 

 

NO! She said, NO!

 

While the other slaves were installed in the dugout canoe taking them to the slave ship, she took advantage of the moment of inattention to make a desperate attempt to escape along the beach.

 

Caught again, she was put in chains...

 

Once aboard the slave ship, all of the slaves were put in hold... except her.

 

She was first taken to the captain's cabin...

English summary: Miriam E. Guichard


Par Julien Sinzogan - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 16:33

De l’inspiration qui porte Julien SINZOGAN à exprimer l’humanité de l’inhumain, aussi bien par la peinture à l’huile, les collages d’écorce sur contreplaqué, les encres de chine et l’acrylique sur papier que par l’huile et la sciure de bois sur toile, que dire ?

C’est toute la mémoire du peuple noir qui s’exprime à travers lui. Non pas celle seulement du peuple noir, mais celle de tous les peuples, car ce qui s’exprime en vérité dans le particulier tend à l’universel.

 

Quelle sensibilité pour exprimer l’horreur qu’a été la traite des Noirs durant des siècles ! Cette douleur absolue qui martyrisa l’âme noire et dont elle ne peut guérir, dont elle ne pourra guérir qu’en retrouvant la Source de toute Vie. L’horreur aussi de ces dynastes du royaume de Danhomè pétri dans le sang répandu de tant d’esclaves.

L’horreur passée se conjugue au présent. Les cours de la bourse gonflent les voiles des esclavagistes. Le souvenir des ancêtres déportés en terres lointaines torture aujourd’hui encore leurs descendants.

Descendants d’esclaves, descendants d’esclavagistes, tous se doivent de regarder ce qu’est l’humanité dont ils sont pétris, toutes les blessures, les meurtrissures, les anéantissements inscrits dans la mémoire cellulaire de chacun. Qui n’est à la fois victime et bourreau, des autres et de lui-même ? Le « voir » sans juger, sans se juger, sans se décharger de la faute sur un quelconque bouc émissaire…

Au-delà de ce drame séculaire qui fonde le monde d’aujourd’hui, comme tant d’autres sur tous les continents, se découvre l’esclavage par excellence ; celui qui nous enferme dans la roue des renaissances sur cette terre, lieu d’exil et d’épreuves pour l’âme humaine, coupée de l’Âme universelle.

 

À l’exemple du Bouddha, chacun se doit d’arrêter la Roue du destin à laquelle il s’est enchaîné, la Roue des renaissances qui l’implique dans toutes les facettes de destinées humaines, bourreau, victime, sage, fou, imbécile, génie, … que sais-je ?

À l’exemple du Christ, chacun se doit de vaincre la mort pour la mort et de  ressusciter en lui la Vie, de construire son Corps conscient, de rompre avec la conscience séparative pour vivre la Conscience toute consciente.

 

« L’Arbre de l’Oubli », n’est pas seulement ce végétal planté à la sortie de Juda dont les esclaves devaient faire sept fois le tour pour les femmes et neuf fois pour les hommes. C’est « l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Mais, comme il est dit, l’oubli du Juste ne peut jamais être effacé totalement.

 

« L’Arbre du Retour », ce fromager sauvage dont les esclaves devaient faire trois fois le tour pour que leur âme revienne sur la terre natale, c’est en vérité « l’Arbre de la Connaissance ». Et le Retour se fait alors à l’Existence au-delà des temps, notre véritable Terre natale.

 

« Ma vie a commencé à l’origine des temps,

Elle est expansion toujours plus grande

Vers l’Existence au-delà des Temps. » [1]

 

 

©  Robert Régor Mougeot (2007)




[1]  Platon Le Karuna, Nouvelle lettre ouverte à l’ami sur le chemin de la vérité, Éditions de la Promesse, Nice (2003).
Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 19:44

L’avion a décollé d'Haïti, avec pour destination la République du Bénin.

J’ai embarqué à l’escale à Paris.

La plupart des passagers était conviée au Festival des Retrouvailles, Ouidah 92 [1].

C’était un vol de nuit.

Aux environs de cinq heures du matin, l’annonce faite que nous étions en train de survoler Cotonou, notre destination, me réveilla.

C’est alors que débuta l’indicible, l’impalpable.

Dans la carlingue aux lumières tamisées, les passagers, les gestes, les mouvements me parurent étranges. Pourtant mes voisins étaient les mêmes qu’au départ, devant et derrière, les bras et les oreilles ne s’étaient pas allongés et personne n’avait viré au vert le temps du vol. À la vérité, tout paraissait retenu, feutré, chuchoté, sans raison apparente. Les ondes, les vibrations étaient à la solennité.

Un accident couvait-il dont j’aurais raté le début ?

Je revisitai aussitôt du regard les alentours et ne découvrit que sérénité.

J’en conclus que si c’était grave, nous n’en étions pas encore à la fatalité.

Nous atterrîmes.

La sortie se fit au calme et sans bousculade, au ralenti.

Sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou, l’indicible, l’impalpable avait pris corps.

Les Haïtiens s’étaient tous présentés pieds nus à la descente de la passerelle, et regroupés là sans un mot, ils s’étaient agenouillés et baisaient le sol à peine foulé dans une communion poignante, le visage embué de larmes.

La charge émotive d’un espoir longtemps contenu des descendants d’esclaves avait généré à bord de l’avion une enveloppe magnétique, magique, qui nous a tous englobés : commandants, hôtesses, stewards, touristes et autochtones.

À la cinquantaine qu’ils étaient, s’ajoutaient les vœux des familles, des amis, des amis d’amis, des relations, des collègues, de sorte que ce fut toute une foule qui nous entraîna par une porte sans contour dans une dimension où rêve et réalité étaient indéfinissables.

Touchés, nous restâmes immobiles et silencieux, commandants, hôtesses, stewards, touristes et autochtones, jusqu’à ce que le dernier Haïtien se relevât.

Seulement alors, nous avançâmes vers les services de l’aéroport, au calme et sans bousculade, au ralenti.

 

© Julien Sinzogan

 

 

[1] Ouidah 92 : 1er Festival international des arts et cultures vodun, Ouidah (Bénin), 8-18 février 1993

Par Julien Sinzogan - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 23:50
Un retour d'expérience d'une visite de "Chemins d'esclaves" avec l'asso AVH (mal et non-voyants). Claudine est l'une des membres de l'association (non voyante) qui vient au musée dès qu'une visite est proposée. Audrey Lutin


Bonjour, A la suite de notre visite de l'exposition "chemins d'esclaves", nous avons remercié Julien Sinzogan. J'avais proposé à Claudine de lui exprimer ce qu'elle avait pu percevoir et ressentir. Avec retard, et avec l'accord de Claudine, je vous transmets ci-dessous le texte qu'elle a écrit. Bien cordialement. Brigitte Avril

« Sur la porte du non-retour je me suis arraché les cils et brisé les ongles. Plus jamais le ciel ni les étoiles, plus jamais le lever du jour sur ton visage, plus jamais les lumières de la ville endormie ni l'éclat de la rose sous un rayon de soleil. Mais quand le peintre sur sa toile éclaire l'histoire de sa terre, quand il fait jongler les couleurs dans le va et vient des vagues, alors la porte du non-retour s'ouvre sur les horizons lointains et évanouis de ma mémoire. Alors des rivages inconnus se dessinent dans la nuit éternelle et infinie qui m'emprisonne. La lumière qui ravive et apprivoise les couleurs au-dessus des ombres bientôt cessera de m'inonder. Mais je garderai, au bout de mes doigts, un peu d'écorce et de sable que le peintre a mêlé à l'ocre rouge de sa terre meurtrie ».
Claudine Duclaud
Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Résumé / Summary

  • : L'Artiste Julien Sinzogan / Julien Sinzogan's Art
  • : Quelques oeuvres et textes de l'artiste peintre béninois, Julien Sinzogan. A few works of art and texts by the Beninese artist, Julien Sinzogan.
  • Contact
  • Partager ce blog

Agenda / Expos 2010-2011

- Décembre 2010: Festival Mondial des Arts Nègres - Dakar (Sénégal)

- Février 2011: Art Dubaï (Dubaï)

- Juin 2011: IUFM - Rouen (France)

Liens / Links

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus